V pour Vendetta

V pour Vendetta
Scénario : Alan Moore
Dessins : David Lloyd
USA 10 numéros, Fr 6 numéros
De 1982 à 1990

Année 1997 post-apocalyptique (ce qu’on appellerait une dystopie : création d’un futur négatif, en gros ; la définition réelle est beaucoup plus longue et diversifiée, donc je vous invite à aller faire un tour ). Après une guerre nucléaire qui a ravagé les grands pays du monde, le Royaume-ni seul n’a pas été touché par les bombardements, mais subit quand même le contre-coup : chaos dans les rues des villes et dérèglements climatiques. Dans ces conditions, un parti fasciste, le Norsefire, fait main basse sur le pouvoir et procède à une épuration ethnique, politique et sociale sans pitié de la société.
A Londres, alors que le parti semble avoir réussi à rétablir le calme, un anarchiste entame une campagne pour ébranler ce nouveau pouvoir. Ce rebelle se fait appeler V et porte un masque représentant le visage de Guy Fawkes (qui a participé à la tentative d’assassinat de Jacques I en 1605 : la Conspiration des Poudres). Lors de son premier coup d’éclat, le dynamitage du Palais de Westminster, il sauve la vie d’une jeune fille, Evey, qui allait se faire violer puis tuer pour crime de prostitution.
C’est Evey qui nous raconte l’histoire de V par le récit de sa propre vie. On la suit alors que V l’amène dans son quartier général, où elle se cultive et se sent libre, puis sa fuite après avoir aidé V dans un autre coup d’éclat, son retour manigancé par son sauveur, le destin de cette Angleterre cauchemardesque …

Cette BD est sombre, mais somptueuse ! Une fois passé le stade du choc face à cette histoire de cauchemar, on est emporté par le combat politique et philosophique de V, et celui, plus intime d’Evey. La palette de couleurs utilisée est représentative de l’ambiance générale : noire, pessimiste. Mais malgré tout, des traits de couleurs vives surgissent au détour des pages : les flash-backs d’une époque plus heureuse, les roses que V laisse sur les lieux de ses actions … Il y a une vraie poésie dans les discours de V, mais généralement, ce qu’on voit au premier coup d’œil, c’est le conflit politico-social : droit à la liberté d’expression, droit à la différence, antifascisme …

Le film, sorti en 2006, réalisé par James McTeigue (assistant-réalisateur des Frères Wachowski sur les 3 Matrix, de George Lucas sur Star Wars 2, réalisateur de The Raven en 2012), avec Natalie Portman et Hugo Weaving, est une très bonne adaptation à l’écran, plutôt très fidèle, autant à l’histoire elle-même qu’à l’atmosphère, malgré les suppressions des allusions anarchistes et aux drogues, et la modification du message politique pour le rendre plus compréhensible à un public du XXIème siècle.

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About plumedunet (128 Articles)
Dévoreuse de romans et de séries télés, accro au cinéma. Scribouilleuse passionnée. Trois articles par semaine. Facebook : https://www.facebook.com/laplumedunet Twitter : https://twitter.com/RaphaelleSENNA

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